3 Mois avec Nala


 

Ma Nala chou,

Parce qu’aujourd’hui je dirais qu’il n’y a pas plus chou, mais que pour autant notre histoire n’était pas gagné d’avance. On va se dire la vérité hein ? De coeur à coeur.

Parce quand je te regarde dormir en boule ma petite renarde des neiges , je me dis qu’en trois mois tu as déjà pris une place immense dans nos vies.
Voilà 3 mois que tu es parmi nous, 3 mois qui n’ont pas été de tout repos. Trois mois tout pile aujourd’hui. 3×3 =9 a ce qu’on dit. Tout cela devait donc être dit aujourd’hui.

On va pas se mentir toi et moi c’était pas l’amour fou au début, on ne peut pas toujours tirer le bon numéro.

Notre première rencontre un we de mai dans la famille de Paul, où sa cousine Alice après de mauvaises nouvelles a tenté de me mettre du baume au coeur en me présentant ses deux chatons d’à peine 3 semaines était très éprouvante
Et évidemment deux petites tornades blanches c’était adorable.
Mais en rentrant dans le train le soir le coeur lourd de peine après ce dur we, j’ai dis à Paul bon on saute le pas on le prend ce chien. La logique ? Bah je n’ai jamais eu de tendresse pour les chats car à dire vrai j’ai toujours eu peur d’eux. Pas un peu. Une vraie peur intrinsèque qui vous retourne les entrailles quand un chat apparaît dans les parages.
 
Et puis j’ai dis « oh tu sais moi si un jour j’étais prête à adopter une chatte, je prendrais une British short hair aux yeux bleus… je suis pas fan des yeux vairons de Nala et son frère a un bien plus beau poil qu’elle. »
« Du coup on se lance Polo ? On commence à réserver le petit chiot ? (Tout ça toujours dans le train, puis je me suis effondrée de tristesse tant le we avait été éprouvant – pour l’instant je n’en dis pas plus sur ces événements mais peut être qu’un jour j’en aurais le courage-) »

Bon autant vous dire qu’à partir de la, moi je ne pensais plus jamais te voir Nala. Je suis désolée si je te fais de la peine petit chat, mais je sais qu’au fond de toi, tout ça tu le sais.

Deux mois s’écoulent, gentiment. Enfin non je mens mais ça vous le savez déjà. En vrai mai / juin / juillet c’était l’apocalypse. On a juste tenté de survivre. Se lever un matin, mettre un pied l’un après l’autre, ne plus faire aucun plan juste avancer. Respirer, se lever et continuer d’avancer.
Arriva le mois de juillet ma Nala. Je sais que tu sais que j’en reviens à toi. Petite boule douce et gracile qui veille sur moi d’un œil pendant que je rédige ces lignes. Jamais très près, jamais très loin pour autant.
La 1ère semaine de juillet je taquine Paul, en lui disant oh tu sais c’est mon anniv la semaine prochaine j’ai hâte, alors qu’est ce que tu m’as fait comme cadeau. Tu sais Nala, cette tete livide qu’il prend parfois ? Bah il me l’a sorti ce soir là. Genre non c’est vrai quoi ton anniv c’est déjà maintenant ? Mais on l’a pas déjà fêter l’anniversaire ? Parce que je ne me souvenais pas qu’après le 14 juillet il y avait le 15… après tout c’est que mon 14eme anniversaire qu’on fête semble… ça doit être une date flottante comme celle des soldes…

Le surmenage probablement.

La raison pour laquelle tu es parmi nous maintenant.

Bref arriva le jour du 9 juillet, un dimanche, jour que j’exècre par excellence. J’ai toujours détesté le dimanche, tout est fermé, tout le monde est en famille, tu procrastines à mort et souvent il fait gris dehors. Bah même pour un jour d’été c’était vrai. Pas un ensoleillement au max et pourtant un sacré coup de soleil allait me tomber sur le bout du nez.
Paul mystérieux depuis le matin disparaissait par intermittence, la maison, le local, la maison.
Il avait un rdv secret. J’ai pas cherché à comprendre ma Nala tu sais à quel point j’aime les surprises.

Un sms sonne, je suis seule à la maison, Paul me dit allez vient vite. Ok bon je m’habille, je vais au local. J’arrive dans un bordel innommable, tous les travaux étaient en court aucun outil n’avait été rangé.
Bref j’arrive et dans ce capharnaüm je vois une énorme boîte, avec un trou sur l’avant. Un trou pour respirer, un trou pour un animal j’en étais sûre.
J’ai commencer à palpiter et à trembler. Il me dit vite vite ouvre, ça bouge dedans. Mon sang n’a fait qu’un tour.
Cette boîte immense c’était celle de la belle et le clochard j’en étais sûre. C’était un petit cocker tout fou, roux et mignon jusqu’au trognon. C’était mon arche de Noé à moi, ce qu’il y’avait dans cette boîte, tant j’avais besoin d’amour cette année.

J’avance. Doucement.

Lentement vers la boîte.

Toujours le cœur battant.

J’avance. Léger tremblement de la paupière gauche, léger vacillement de la cheville droite, mais j’avance.

Ouf j’ai réussi à faire les 15 pas qui me séparait de la boîte et je vous promets c’était pas gagné.

J’avais peur. Très peur de soulever le couvercle. Une peur infini d’être déçue, que la petite chienne ne me plaise pas. Que je n’ai pas le coup de coeur.
Un mésamour par erreur de casting.

Bon j’ouvre la boîte. Et la Nala tu sais comme moi que les deux heures qui suivirent furent cruciales et difficiles.

 
J’ouvre la boîte immense, presque un mètre de haut pour 40cm de large.

J’ouvre ce tunnel démesuré jusqu’à toi ma Nala et tu étais là au fond dans une mi obscurité deux petits yeux papillonnaient. Une mini boule de poils posée sur une fausse fourrure blanche. Un trompe-l’œil. Tu m’as regardée et au lieu de t’aimer à la première seconde (enfin à la seconde car on s’était déjà vu hein) j’ai détalé.

 

Tu sais je m’en veux encore Nala. Souvent. Tu sais…

Mais je suis partîe en courant, dans la rue en sens inverse, en pleurant.

Comment ça un chat? Pourquoi ce chat ? Précisément celui qui concentrait tous les souvenirs du fameux we douloureux…. pourquoi maintenant à 5 jours de nos 1 mois de vacances en vadrouille, à 5 jours de mon anniversaire.

Pourquoi… je n’arrêtais pas de parler à haute voix, mais pourquoi un chat.

Un cadeau pour 25 ans…

La vérité quand je t’ai vu Nala j’ai eu tellement peur de toi. Que j’ai blackouté. Comment peut-on avoir peur d’un chaton me direz vous ? Y’a pas à comprendre c’est irrationnel. Peur de sa vivacité, de ses morsures, de ses griffures. Peur de tout en fait.

J’entends une voix qui m’appelle dans la rue.

Amelia Amelia… reviens.
Je vois la panique dans les yeux de Paul. Il avait compris.

Je ne pouvais pas la garder.

Il a formulé tout haut tout ce qui se mélangeait dans ma tete alors que je perdais pieds.

Pour beaucoup ça n’a aucun sens ce que je raconte Nala, là. Mais je sais que toi tu comprendras.

Ça n’était pas possible de te garder près de moi.

Et je m’en voulais tellement.

Paul m’a récupéré toujours en larmes.

Je ne me suis jamais sentie si cruelle.

Comment je pouvais être dénuée autant d’humanité pour ne pas t’aimer ?

Pour ne pas tomber amoureuse de toi, d’avoir qu’une envie, te sortir de la boîte et t’étreindre dans mes bras.

Paul essaye de me calmer.

Impossible. C’était irrationnel, j’avais peur, j’avais froid, alors qu’il faisait 28 degrés, j’avais mal. Je m’en voulais tellement.

Il essaye de me raisonner et de me dire de rentrer au local. Mais impossible.

Ça a bien durer une bonne demi heure. Et plus le temps avançait plus je sentais mon coeur se transformer en pierre.

Une statue sans amour à offrir.

Je me suis rarement autant détestée qu’a ce moment là. Tu sais Nala à quel point j’aurais aimé avoir pu te faire entrer dans ma vie sans encombre. J’aurais aimé briller d’amour pour toi, à la première étincelle.
La vie parfois ça nous abîme en voulant embellir notre quotidien.
Le cœur brisé on rentre lentement vers toi.
Ah j’ai oublié de dire Nalachou tu n’es pas venue par tes propres moyens. Évidemment me direz-vous. Mais bon fallait bien le dire !
La cousine de polo, la talentueuse et adorable Alice t’a ramenée en train de Rouen. Ton premier train et clairement pas le dernier ma Nala. Le premier pour Alice et aussi son premier bus parisien. Une grande première pour les petits poussins 🐣
On revient au local. Crois moi Nala j’étais fébrile. Déjà peur de te revoir.
La pauvre Alice était jusqu’alors cachée dans les toilettes pour me conserver la surprise.
Bon… elle s’attendait sûrement à un autre accueil qu’enfermée dans des toilettes et moi qui ouvre la boîte en poussant un cri.
Elle a si bien veillé sur toi Alice, ma Nala. Je suis heureuse de savoir que tu pourras la revoir, et peut être même ta maman d’ailleurs, ce qui est une chance par chez nous.
Bon Alice t’avait sorti de ta boîte mais tu t’étais si bien caché qu’on a cru t’avoir fait sortir en ayant ouvert la porte. Conclusion 1h d’angoisse à te chercher partout. Même Alice à la fin trouvait étrange que tu sois autant cachée. Impossible de te retrouver.
Paul épuisé, burn out total avant les vacances se met a paniquer « mais ça fait même pas une heure et j’ai déjà perdu le chat… on ne sera pas des bons parents, mais mais je l’ai perdu… » les sanglots dans la voix…
Alice commence à paniquer, son train part dans 45 minutes à saint Laz (pour ceux qui suivent on est a l’opposé dans paris, toi là Nala t’as du remarque en prenant le bus hihi)
Bref panique générale.
Et moi qui guettais que tu sortes, et que tu m’attaques. Cherche pas j’étais convaincue que tu allais me griffer, me mordre presque me lacérer.
Bien sûr en vrai ça n’est jamais arrivé. Mais tu sais ma Nala la peur ça ne se contrôle pas.
La seule fois où j’avais tenu un chaton avant toi c’est quand Cerise, le petit coeur de stephanie de @pomverte m’a dit du haut de ses 6 ans, non mais un chaton ça fait pas peur regarde. Qu’elle a attrape la petite bête dans le jardin et qu’elle me l’a mis de force dans les bras.
Une révélation.
Mais la peur restait encore là dans mon coeur
Ma
Nala.
Tu l’as réveillé cette terrible peur.
Tu sais pourtant mon petit chat, j’ai pas peur des araignées, même pas des mygales, ni des serpents que j’ai deja touché. Je n’ai pas peur du vide. Je n’ai pas peur de mourir. Même pas du tout. Après tout après c’est la fin et c’est Tout. Je n’ai pas peur de l’avion. Je n’ai eu peur que de peu de choses dans ma vie. L’abandon, l’anglais et de toi.
Un trio douloureux et tu en étais le paroxysmique ce jour là.
Ma Nala ma petite boule d’amour aujourd’hui si tu savais comme je t’aime ma renarde des neiges.
Pourtant ce jour là. Tu sais j’y croyais pas.
Bon ta première maman Alice nous demande si elle repart avec toi, et que du coup on fait le
Deuil de toi.
Non mais comment faire le deuil de toi sans même avoir essayé de vivre avec toi.
On t’a retrouvé pile à ce moment là, comme un miracle de l’été.
Petit bouchon blanc qui était rentré dans la structure du réfrigérateur, en hauteur à un endroit invisible. Petit plume blanche gracile.
La mort dans l’âme je me décide. C’était trop vite, trop brusque trop fort trop lourd. Tu étais si petite mais te garder était un choix terriblement lourd de sens.
Alors on dit à Alice de rentrer et que d’ici deux jours si vraiment tu ne t’acclimates pas à nous, et moi à toi on la lui ramène pour qu’elle la donne à une adorable famille qui t’attendait chez elle.
On t’a ramené à la maison petit coeur à poils blancs et je guettais chacun de tes gestes de peur, de frousse pour mon enveloppe charnelle, mais aussi pour toi. Que tu te fasses mâl, que tu t’abîmes petit coeur.
Les peurs pour toi ont commencé la, dès ce soir là. L’œil deja mis clos une sale conjonctivite t’affligeait d’une piraterie oculaire.
On est rentrés. T’as commencé à t’acclimater mais pas moi. La peur grandissait et prenait le pas.
Oh tu sais comme je me sens coupable d’écrire ça ma Nala.
Mais un moment faut que ça sorte tout ça.
T’étais pas censée être la, t’étais ni un chien, ni rousse, ni au bon moment. Et puis t’étais un cadeau de remplacement pour un Paul dont l’intellect était absent.
Arriva le lendemain ma Nala.
Ce jour si difficile du 10 juillet. A 5 jours de mon anniversaire. Ce jour où j’ai décidé de me séparer de toi.
J’avais peur. Peur que tu ne sois pas heureuse avec une famille qui ne t’aime pas à ta juste valeur. Après tout une famille aimante c’était le plus important.
24 heures de toi et je n’arrivais toujours pas à t’approcher, ni à te caresser.
Des que tu approchais je fuyais…
Alors te donner a une famille aimante était la meilleure solution. Je voulais que tu sois heureuse petit coeur aux yeux vairons.
On t’emmena au travail ce jour là. Celine était pas radieuse, elle aime pas trop ça les animaux entre les murs, même les murs de verre.
Bon et Eva a sauté sur une chaise. Bah même si elle t’aime d’amour aujourd’hui Eva, tu la terrorisais. D’ailleurs elle aussi a fait un énorme travail sur elle aujourd’hui, pour avoir moins peur de toi.
Bref 3 filles un mec et un chat. Pas assez d’amour pour te garder petit chat.
Que je me sens cruelle encore aujourd’hui d’écrire ça petit chat.
Mais c’est… pourtant ton histoire à toi.
Le 11 juillet
On saute le cap. On propose à Alice de te ramener, mais elle partait en vacances impossible. Donc on essaye de te mettre sur le bon coin,
Autant te dire que c’était la foire.
Des réponses à la pelle, plus d’une centaine en moins d’une heure.
150 en 1h30.
Tout le monde rêvait de ce chat blanc et moi je rêvais juste que tu sois heureuse, mais je savais que tu ne le serais pas avec moi. Je n’étais pas là maman faite pour toi.
Après plusieurs coups de téléphone lunaires, des gens qui voulaient te donner à manger à leur serpent, d’autres à leurs iguanes, d’autres qui avaient déjà 25 de tes congénères dans 30 m2 et qui voulaient t’épingler à leurs tableaux de chasse. Des couples de 20-25 ans, qui nous disaient bon bah on va bientôt se séparer on peut pas encore avoir d’enfant du coup on s’est dit que prendre un chat c’était le bon moment…
Euh… silence radio. Les gens…
vraiment ?
Puis arriva le tour d’une adorable mère de famille. On décroche : « oui bonjour j’ai 3 petites filles qui adorent déjà votre chat 🐈 – les petites filles criant derrière on veut le petit chat !!!- Mais est-il vacciné et pucé ? »
Non, pas encore mais on y allait le lendemain.
Le lendemain, On était donc jeudi 13 juillet, et replies tes affaires prêtes à 16h on attendait l’arrivée de ta future maman.
Arriva 16h,
Puis 17h…
et toutes les autres heures et toujours personne.
Porte close, et téléphone en osmose avec le répondeur.
Bon arriva le 14 juillet. Une journée pleine pleine de boulot. Des shootings de Noël, on a couru partout. Les travaux tout. Et personne n’avait une situation assez stable pour te recevoir.
On partait le lendemain pour plus d’un mois de vacances. Le lendemain c’était mon anniversaire. Ce jour que je cheri égoïstement depuis toujours.
Ce jour dont je barre les cases dans les calendriers à partir de mai.
On partait et on t’avait sur les bras sans pouvoir te laisser aux mains de ces gens pas assez bien pour toi.
Bon. Le soir du 14 à 3-5h du matin en plein meubles IKEA. J’abdique.
Ça me fait mal mais je vais apprendre à vivre avec toi. Je vais t’aimer.
Je vais t’aimer comme on ne t’a jamais aimé…
Le réveil sonne mon anniversaire résonne et depuis quelques heures tu fais partie de moi, de nous de notre famille Nymphea. Tu deviens nouvelle recrue Nymphea.
Bon… je vous ai zappé les détails, au fil de l’écriture, un peu automatique dans un bar à la musique mi lounge mi electro chill, sur le téléphone, au fil de la plume, au fil des touches digitales, le verre de kir aidant je t’écris Nala.
Il y a trois mois hier tu fêtais ta présence avec nous. Et aujourd’hui il y a trois mois j’ai tout fait pour me séparer de toi.
Cruelle la Nymphea sous sa carapace de fleurs.
Du moins c’est ce que je perçois de moi.
Paul le 10 t’a emmené chez le véto pour ton œil. Une belle conjonctivite infectieuse, antibio en cachet, dans les fesses et tout…
Le 14 pendant la nuit Melvina qui veillait sur toi, me dit « oh mais elle a une sale infection à la bouche aussi… » la moitié de la babine en feux, pleine de pue…
Bon bah je te ramène chez le véto le 15….
Et la valse des problèmes arrivèrent…
Après un long moment d’hésitation, j’ai pris la décision de te garder ma Nala. Que toi et moi allions vivre de nombreuses, de très nombreuses années ensemble…
Alors je t’ai emmenée toute seule chez le vétérinaire.
Habituellement c’est Paul qui se charge de ce genre de chose, mais cette fois c’est moi qui y suis allée, je voulais te montrer que tu pouvais compter sur moi dans la maladie, que j’étais courageuse et que je pouvais te soutenir.
La vétérinaire t’a examinée et elle m’a donné sa conclusion, sans pincette, sans prévenir, sans coup de semonce : « Ne vous attachez pas trop, votre chat va mourir dans quelques mois… Elle a une maladie auto-immune, elle se détruit de l’intérieur et si elle ne meurt pas, elle va beaucoup souffrir et vous occasionner d’immenses frais »
Alors seulement peine quelques heures après avoir admis que nous resterons ensemble, le sort semblait t’arracher à moi.
Je suis rentrée en pleurs au local, choquée et en pleurs.
Habituellement je fais une photo pour mon anniversaire, la même depuis mes 25 ans, vous savez peut être de laquelle je parle, celle avec un petit gâteau et mes bougies d’anniversaires. Et c’est à cette occasion que j’avais décidé de te présenter, d’annoncer qu’une petite boule de poil blanche allait dorénavant suivre nos aventures et notre chemin.
Mais après l’annonce fatidique et cruellement froide de la vétérinaire…
J’étais effondrée… Pourquoi te présenter si tu risquais de nous quitter ? Qu’allions nous faire si nous n’avions pas les moyens de financer ton traitement ? Et Polo qui enfonce le clou en me disant : Bon, si son espérance de vie frôle les quelques mois, à quoi bon la mettre sur la photo ?
Mais non !!! On a pas commencé une telle relation pour que tout s’arrête aussi subitement ! Alors on a fait un pari fou toi et moi, Nala, le pari que tu allais t’en sortir et que j’allais vaincre ma peur des chats. Et que tu allais rester avec nous durant notre périple estival…
Car cela n’a pas été de tout repos ma Nala, tu étais toute fofolle car tu étais toute jeune et moi j’étais tout de même heureuse de t’accueillir dans ma vie. Oui mais alors il fallait immortaliser ce moment, et tout les autres de toi bébé ! Donc j’ai installé une décoration pour pouvoir capter ces moments avec toi, et toi tu as été adorable, tu ne m’as jamais donné un coup de griffe, tu sautais partout, tu gesticulais et te contorsionnais dans tout les sens alors que je faisais cette photo d’anniversaire avec toi, puis tu voulais absolument te faufiler dans mon nouveau sac Polène  plutôt que de rester sur ta caisse quelques secondes pour fixer sur le capteur ces premières scènes de toi et moi.
Tu sais ma Nala, ce n’est pas pour t’embêter que je voulais faire ces photos. Pour moi il s’agit de souvenirs d’instants précieux, je trouvais que déjà tu ressemblais plus à une petite chatte qu’à un chaton et je savais que ta croissance allait s’accélérer, je voulais pouvoir regarder dans des années et des années nos premiers instants. Je ne sais pas si tu as compris l’importance qu’elles avaient mais tu as été formidable car oui tu n’en faisait qu’à ta tête, mais jamais tu ne t’ai retourné, jamais tu n’a montré de signe d’impatience. Tu as bien fait tomber le bouquet et mis de l’eau partout, tu as tenté de mettre ta pâte dans le gâteau pour toi aussi le gouter mais tu ne m’as pas fait mal, pas une fois.
Le temps de me remettre de l’annonce du vétérinaire, puis d’avoir un résultat qui nous plaisait à Polo et moi et peut être toi aussi, il ne me restait plus qu’une petite heure pour préparer ma valise. Car nous partions pour un mois et toi tu venais avec nous.
Cela a été le début du périple, mais tu as été extraordinairement sage. 10h de train de nuit, 30 minutes de voiture, l’arrivée dans un nouvel habitat temporaire, juste à côté de la plage. Tu as bien fait ton travail de petit chat : les seuls moments où tu as miaulé c’était pour prévenir Polo de t’installer ta litière car tu avais une grosse envie de pipi. Car en plus d’être douce, tu as tout de suite été très propre. Mais le combat contre la maladie ne faisait que commencer : l’état de ton oeil ne s’arrangeait pas du tout. Pourtant nous étions très assidu aux recommandations du vétérinaire, nous te mettions ta pommade régulièrement et te donnions tes cachets même si tu n’aimais pas trop cela. Tu as réussi à combattre l’infection à la bouche mais ma pauvre petite renarde tu me faisais tellement mal à ne pas pouvoir ouvrir tes deux yeux normalement…
Vous aussi vous avez été formidable, je n’ai pas jamais reçu autant de messages de soutiens et d’aide. De mon coté j’avais commandé des livres d’accueil de petits chatons mais vos expériences, vos conseils nous ont été d’une grande utilité et aussi rassurant.
Quant à toi ma Nala, tu en as vu des choses durant ce premier de cohabitation ensemble : train de nuit, train de jour, les locations de vacances… Mais aussi tu en as vu des vétérinaires : Argeles, Barcelone, Béziers, tu as pu en tester des spécialistes de petit chaton !
Tu n’as pas arrêté le combat, un jour l’infection à l’oeil est partie (selon Polo tout est rentré dans l’ordre lorsqu’on a arrêté de te mettre la crème décongestionnante et désinfectante, surement qu’elle était trop grasse pour toi), tu as subi les vaccins, la puce et quelques jours de répit…
Puis vint le moment ou c’est mon corps qui est devenu allergique à toi. Conjonctivite à mort, toux, éruptions cutanées… jusqu’à une nuit ou je ne pouvais meme plus respirer.
A l’époque je te touchais à peine… mais j’étais effrayée de ne jamais pouvoir le faire, moi qui rêvait d’apprendre à te caliner.
A mon tour d’aller voir le médecin, mais pas bien pratique là ou j’étais. J’ai un peu testé tous les anti histaminiques facile d’accès. Rien n’y faisais mais je n’avais pas accès a un généraliste. Puis l’une d’entre vous m’a conseillé de testé le Nux vomica, et au bout de 2 mois en intraveineuse, et de me forcer chaque jour à m’approcher plus de toi ma Nala, te faire des bisous dans le cou… etc et bien l’allergie perd du terrain…
 
Puis ce fut de nouveau ton tour, et ce sont tes coussinets qui ont commencé à doubler, puis tripler de volume ! Ainsi qu’une boule, comme un énorme kyste de plusieurs centimètres de diamètre qui s’est développé entre tes omoplates. A nouveau rendez-vous en urgence chez le vétérinaire, consultation et verdict : piqure d’anti inflammatoire, cachets et antibiotique et si la situation n’évolue pas dans les 48h, on devra t’opérer. Mon petit coeur, tu es toujours si jeune et fluette et l’on nous parle de t’ouvrir tes petits coussinets.
Ansi tu es comme moi Nala, ton corps te joue des sales tours, moi ce sont mes sinus qui ne fonctionnent tout simplement plus, puis mon dos et mes épaules aussi qui ont décidé de se bloquer régulièrement et toi c’est ton système immunitaire qui semble sur-réagir.
24heures sont passées, puis 48h, nous revoilà chez le vétérinaire et à nouveau ma Nala tu m’as montré que tu étais une battante : l’infection perdait du terrain !!! Le kyste c’était stabilisé et devait être du à une réaction aux vaccins et donc il allait se résorber de lui même et tes coussinets ont été sauvé sans avoir besoin de les découper en pleins milieu par un bistouri. Tu en avais quand même profité pour te gratter les oreilles jusqu’à t’arracher tous les poils et arriver au sang.
Tu n’étais pas très câline et j’étais toujours inquiète pour toi, mais tu nous a montré que tu avais toute la fibre d’une nymphéa :
  • tu pouvais t’acclimater dans n’importe quel espace, voir même tu aidais à le redécorer
  • tu semblais adorer le train (la voiture beaucoup moins par contre),
  • tu participais à toutes nos photos, et tu donnais de petits coups de pâtes dans nos set design pour nous montrer que tel ou tel objet ne pouvaient vraiment pas se retrouver ici
  • et tu adoooooooores les fleurs, dès qu’il y a un bouquet, il est pour toi. On te surveille mais on te voit bien leur compter des mots doux aux fleurs, voir meme te jeter dedans.
Nous avions toujours le spectre de cette maladie qui planait au dessus de ta petite tête car tous les vétérinaires étaient unanimes, nous devions te faire passer les tests seulement à notre retour à Paris.
Voila donc 3 mois que tu es parmi nous et maintenant tu vas mieux. Je regrette tellement d’être partie en vacances si vite, j’ai si peu de photos de toi petite. Pourtant on a meme emmener du papier peint en vacances pour te shooter.
Mais tu vas mieux.
De temps en temps ton oeil se clos un peu et on recommence a avoir peur,
Mais Finalement tu vas mieux.
On s’apprivoise peu à peu. On se regarde, on s’admire un peu, on s’attendrit l’une l’autre, on joue, on se reveille, mais toujours pas de câlins à l’horizon.
Je crois bien que tu ne deviendras jamais caline ma Nala, et ça me fend le coeur. 3 mois avec toi, et on vient de fêter tes 5 mois et toujours pas de câlins à l’horizon…
Je dois être égoïste au fond mon chaton, mais un chat sans câlin, c’est comme des sushis sans poissons pour moi, ou éclair sans chocolat. Ca peut exister, ça plait à plein de monde, mais moi il me manque quelque choses au fond.
Mais je vais attendre, tu es petite encore mon coeur, on a vaincu tes allergies, tes maladies, mon allergie, et presque ma peur, on va bien réussir à s’acclimater l’une à l’autre.
Bon je vous ai dis pour les allergies ça va mieux, malgré mon terrain allergique enfant.
Bon par contre je ne vous ai pas reparlé de la peur.
Bah on va pas se mentir ma Nala, parfois j’ai encore peur de toi; Je lutte, je souris, je déguerpis en vitesse, mais parfois la peur existe. C’est rare, une seule fois le mois dernier.
Ma nala, tu dors sur le canapé, et je te regarde lové.
On t’aime deja tellement avec Paul, tu as cicatrisé de profondes blessures avec est petits poils blancs. Tu a malgré tout été mon plus cadeau d’anniversaire, et tu le resteras surement pour un moment.
On ne sait pas encore si tu ne vas pas avoir une grande soeur poilue et rousse pour noel, un petit chien, comme prévu; On réfléchie encore.
Mais tu resteras toujours notre petit nénuphar d’or.
Allez j’arrête de t’écrire,
Remarques tu t’en fou tu dors.
💛
       
Un grand merci à Tatiana qui m’a soutenu quand j’ai appris que j’avais un chat,
Merci à Cerise de m’avoir fait tenir un chaton pour la première fois. Merci à tous les petits chats mignons qui m’ont aider à t’aimer aussi, Florette, Morphé, Kiwi, Noa…
Je vous aime les nenuflows, merci d’avoir tout lu jusqu’ici !

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10 Comments

  • Waouh. Juste waouh. Très bel article, très touchant. Et bravo !
    C’est une histoire bien remplie et tu as été courageuse.
    J’ai moi même hésité j’ai adopté un chat l’année passée et j’ai paniqué alors je l’ai donné à ma voisine et là j’ai adopté un chaton il y a une dizaine de jours et cette fois c’était la bonne.

    Je vous souhaite beaucoup de bonheur et de courage à tous les trois pour la suite 🙂

  • Très beau message comme d’habitude et tellement d’emotion dans cette « déclaration » d’amour, les chats peuvent devenir très importants dans nos petites vies… affectueuses pensées
    Elise

  • C’est un très joli article que tu as écrit… je ne pensais pas que son arrivée avait été si dure pour vous ! Comme je te l’avais dit sur Instagram, mon petit chat n’est pas très câline non plus, toujours à côté de nous mais elle n’aime pas trop les contacts ! Cela dit j’arrive à avoir des moments de câlins, il ne faut juste pas trop en abuser ! Moi aussi je suis très chien et pour moi un chat, c’était forcément l’image du petit chat câlin lové sur mes genoux en permanence… ce n’est pas le cas mais on les aime si fort ces petits monstres !

  • Tu m’as fait pleurer…. Moi qui aime tellement les chats, j’ai eu mal pour toi. Ne t’inquiètes pas ma belle, j’ai trois chats et je peux t’assurer que leur amour pour les câlins évoluent au fil des années. Mille bisous magiques sur Nala (c’est le nom de mon chien).

  • Oh la la tellement adorable cet article avec ces photos toutes pleins belles les unes que les autres …
    Petite Nala est forte, Comme sa maman Amelia! Et vous vous aimez deja, et ce n’est que le debut ❤️

  • Wahou cette déclaration d’amour est sublime !!
    J’avais suivi tous les petits désagréments que vous aviez eu avec ta petite nala mais je ne pensais pas que cela avait été si dur pour toi.
    J’espère que tout va aller pour le mieux pour vous deux.
    On s’attache énormément à eux, pour moi mon chat est très important et contribue beaucoup à mon équilibre chaque jour et il me le rend bien

  • Coucou Amélia,
    Je viens souvent te lire mais je n’ai jamais commenté…
    Je voulais te partager ma petite expérience et de raconter une histoire.
    J’ai moi aussi toujours eu peur des chats, leurs griffures et leur tête de lion me terrifiaient… Puis la vie m’a mise à l’épreuve, et d’ailleurs j’ai perdu… Mes parents, voyant que ma sœur et moi n’arrivions plus a passer au delà de cette souffrance qu’est la perte d’un être qu’on aime, ont décidés de faire rentrer « Ikkou » dans nos vies.. Ce petit Maine coon considéré comme le vilain petit canard par son éleveuse. Au début c’est le drame… Elle me fait peur… Crois moi ou non, quelques mois après, c’était devenue mon amour, mon bébé… J’ai su passer ma peur et je suis sure que tu vas réussir toi aussi. Profite de cet amour, il est si spécial et si apaisant! Aujourd’hui ma petite boule de poils s’est en allée d’une maladie, elle était jeune… Mais je ne peux pas oublier tous les moments d’amour et de joie qu’elle m’a procuré lorsque j’etais au plus mal…
    Je vous envoie plein d’amour les Nenuphlows, une douce caresse à Nala! Continuez tout ce que vous faites, car nous on aime vous lire et admirer votre travail!

  • Tes photos sont vraiment très jolies. On dirait que ce petit chat est un bel exutoire : « On t’aime déjà tellement avec Paul, tu as cicatrisé de profondes blessures avec tes petits poils blancs ». Tant mieux… s’attendrir et s’émouvoir de choses simples, c’est bon pour le moral 😉

  • Tellement d’émotions dans ce bel article. Je n’aurais pas cru cette rencontre si difficile, mais ça ne rend votre histoire que plus émouvante. Vous vous êtes déjà apporté beaucoup. Je te souhaite de vivre pleins de beaux moments avec ta boule de poils, même si elle est pas très câline, elle reste adorable et trop mignonne ! ❤️

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