On l’appelait Grany 💛

On l’appelait Grany.

On l’appelait Grany, Avec ma cousine Elodie. Et depuis peu Cyprien aussi.

On l’appelait Grany, les jours de soleil et les jours de pluie.

C’est le souvenir le plus fort et persistant que j’ai d’elle ce surnom plein de soleil.

Et hier c’était un jour entre pluie et soleil, un peu comme sa vie, où nous nous étions réunis pour lui dire au revoir, pour lui dire merci, pour dire Adieu à Grany…

Aujourd’hui je compose ce bouquet de fleurs, pour elle, qui aimait tant la nature et les plantes, pour lui rendre un dernier hommage et pour que cet amour floral nous unisse pour toujours.

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Mercredi matin

Ce réveil qui sonne, bourdonne pour débuter un long mercredi de funérailles est plus émouvant et intense que les autres.

Dire au revoir à sa grand-mère maternelle en famille, une famille incomplète mais être là.

Porter ce poids coupable de ne pas avoir été là durant des années, par le temps, par habitude, par apprentissage.

Il est trop tard pour les remords alors j’apprendrais à avoir des regrets. Et ce matin, à cette racine dont on m’a éloignée, à ce nom présent sur les prénoms de Mon identité, de Mon passeport, Je passe dès lors la porte de la gare pour lui dire adieu, pour lui dire pardon.

Pour lui dire Je t’aime malgré tout, malgré… Je suis si désolée… à tout à l’heure.

Aujourd’hui nous sommes jeudi

Et j’ai encore des sanglots dans le coeur, de me dire que c’est sans vraiment la connaitre qu’hier je lui ai fais mes Adieux.

Il y a deux semaines j’ai fais refaire mon passeport en urgence après qu’il m’ait été volé à Barcelone. Et c’est en réécrivant pour la première fois depuis des années tous mes prénoms que j’ai été saisi par cette vérité criante dans ma vie. L’omniprésence de mes mamies.

Enfant je disais à qui voulait l’entendre que j’étais très chanceuse d’avoir deux grands mères et deux mamies, voir même d’avoir 4 mamies. Personne ne comprenait mais je me trouvais si chanceuse d’avoir tant de bonnes mamans pour veiller sur ma destinée, qu’en vérité je m’en fichais et je crois bien que je m’en vantais.

J’ai beaucoup réfléchis, est ce que je devais écrire cet article ou non ? Mes amis avaient des avis très divergents, mais après tout c’est important d’écorner l’image lisse et parfaite qu’on nous prête à nous influenceurs parfois. Vu qu’on choisit de dire que ce qu’on veut, que ce que l’on doit pour vous faire rêver, pour avoir l’air toujours propre sur soi. Alors voila mon pavé dans la marre à moi, c’est de ne pas avoir une famille parfaite et on va même dire loin de là. Et je pense qu’on est nombreux dans ce cas là. Et c’est pourquoi j’écris aussi ce billet, ce soir, quand ces émotions sont encore si fortes en moi. Parce que je retourne ces mots depuis samedi déjà, que je doute, que j’ai peur. Terriblement peur de peiner, ou toucher ma famille notamment. Mais que finalement, même si je suis peut être dans l’erreur je me dis que certains d’entre vous vivent des expériences similaires et que mon parcours, mon vécu et mes erreurs, pourront peut être vous aider à avancer sur ce chemin pavé d’embuches que sont les relations familiales.

Alors voila, moi j’ai eu 4 mamies, qui toutes ont eu une place prépondérante dans ma vie. Ces femmes chacune à leur manière on fait de moi ce que je suis. Mes parents ont eu une place un peu dilettante dans ma vie, souvent brillant par leur absence, et se trouvant tout type d’alibis. Ces femmes sont les rocs de ma vie (et évidemment Paul aussi).

3 d’entre elles m’ont donnée leur prénoms sur ce que l’on appelle papiers d’identité, ces petits prénoms additionnels qui nous rappelle qui l’on est, d’ou l’on vient et de qui on est né. Et la dernière certe non présente sur mes papiers m’a appris tout ce que je sais, elle m’a aimée,  m’a choyée, m’a éduquée, en un mot elle m’a élevée, là ou mes parents avaient  décidé de passer leur tour et de rester cachés.

Dans les années 40 ma première grand mère paternelle est décédée, et j’ai hérité de son prénom. Quelque part dans un cimetière parisien porte d’ailleurs une tombe déjà a mon nom. Une des choses les plus troublantes de mon enfance et dans nombre de cauchemars cette tombe se représente. Une des raisons pour lesquels je n’écris jamais mon nom et mon prénom ensemble. Comme si la réunion des deux étaient en soi une fin pressente.

Elle se prénommait Amélia. Ce qui m’a valu enfant de voir souvent de la peine dans les yeux de la seconde femme de mon papy, à chaque fois qu’on prononçait mon prénom, mon grand père s’assombrissait d’avoir perdu sa première femme, bien que 50 ans auparavant.

J’ai été comme une rémininisence. On n’imagine pas l’impact de ce type de choix.

Je me suis sentie longtemps coupable de m’appeler ainsi. J’avais l’impression d’être un petit poignard dans le coeur de ma mamie Jeannine, à chaque prononciation des 3 syllabes de mon prénom. Ils habitaient dans notre immeuble et je passais les voir tous les jours. Autant vous dire que le petit coup de poignard était récurrent. Mais rapidement ma mamie, seule mamie paternelle que j’ai connu m’a adoptée et m’a couverte d’amour.  Je vous en parle encore souvent de cette super mamie. C’est celle qui vient de fêter ses 99 ans, et qui se porte comme un charme de nouveau. Depuis deux ans nous sommes près d’elle le plus souvent que le permet notre emploi du temps et ce plusieurs jours par semaines. Parce que chaque minute auprès d’elle est un rire, un apprentissage…

On ne choisit pas sa famille, souvent on la subit.

Je suis bien la fille de ma mère, mais je ne suis pas ma mère et je ne veux pas reproduire ses erreurs.

JE NE SERAIS JAMAIS MA MERE et ce malgré les antécédents familiaux que nous avons. Et je me bats chaque jour plus fort pour m’éloigner de cette fatalité.

Vous connaissez surement ces histoires de famille qui se déchirent pour un différent, des fractures insurmontables, entre parents et enfants, ou entre frères et soeurs et des années durant sans se tourner de nouveau vers l’autre, sans se reparler. La destruction dans ce noyau même ou l’on aurait du tant s’aimer.

Mon coeur n’était pas trop petit pour toi Grany. 

Et les larmes encore de couler sur cette montagne de culpabilité.

Je te le promet.

Il n’était pas trop petit, mais on ne m’a pas appris. On ne m’a juste pas appris à te faire une place dans ma vie, celle que tu aurais du avoir depuis toujours. On ne m’a juste pas permis de te laisser rentrer dans ma vie. Maman en avait décidé autrement. Et c’est là qu’était la fracture, ce choix que tu ne ferais plus partie de nos vies Grany dès lors que je suis née (là encore semble peser le poids de la culpabilité). Mais tu sais moi, je ne l’ai pas choisi. Et je te demande pardon ici aussi que l’on t’ai écarté de ma vie, que tu n’aies pas pu me voir grandir, me voir vieillir, et tu sais plus les jours passent, plus maman, tata, ma cousine et moi nous te ressemblons. Les traits de nos visages ne trompent pas, nous sommes toutes d’une manière ou d’une autre à ton image et tu seras toujours près de nous, chaque matin quand la glace nous renvoie ce reflet de toi.

Ainsi donc ma mère a décidé de couper les ponts avec sa mère. Sa marraine et son parrain sont devenus mes grands parents de coeur, ceux qui m’ont tout appris. Les gens les plus important de ma vie et que j’aime le plus au monde. Et c’est là que les non-dits prennent le pas sur le silence, pendant des années enfant j’ai cru qu’ils étaient mes grands parents de sang. A vrai dire pour moi aucune importance je suis pas loin d’être sure qu’ils le sont quand même tant notre amour est fort.

Tu sais Grany pendant tout ce temps moi je ne savais pas que tu étais quelque part triste de ne pas avoir le droit de me voir. Je jouais, je riais candidement, je ne voulais pas te faire de mal.

J’ai rencontré (vraiment) Grany très tard quand j’avais presque 12 ans, grâce à mes grands parents et à ma tante, évidemment contre l’avis de ma maman. Mais a cette âge là, on ne sait plus trop vraiment comment faire rentrer les gens dans sa vie. Je n’avais pas appris alors a te laisser une place, a te rendre ta place. J’étais un peu sotte Grany, moi je n’ai pas compris que plus tard tu partirais si vite, si soudainement alors que tu as le même âge que mon père. Je pensais qu’un jour quand mes études seraient finies, que quand la société se calmerait, que je prendrais du temps pour moi, un jour j’aurais du temps pour apprendre à te connaitre. Mais le temps passe terriblement, comme me l’a encore rappelé ma cousine tout à l’heure.

Le temps passe indubitablement, et j’ai eu beau courir pour venir te voir il était déjà trop tard.

J’ai raté le train de la vie qui m’aurait permis ta rencontre.

J’ai eu la chance infinie d’avoir sur mon chemin mes grands parents dans ma vie sans qui je ne serais pas là aujourd’hui, et je les remercie d’avoir brisé mon destin pour à de nombreuses reprises m’avoir permis de te voir.

Mon coeur n’était pas trop petit pour toi Grany, je te le promets. Je vous aimais à ma manière toutes les trois. je te le promets.

Et puis tu sais Grany, hier je devais venir. Je devais être la, puisque maman elle ne viendrait pas. Comme quoi une fois encore la déception de nos géniteurs peut être immense. Je devais être là. Parce qu’elle n’était pas là, parce qu’elle nous a séparé, et parce que je te devais d’être là pour te demander pardon. Parce que je m’en veux tellement de t’avoir laisser partir sans te dire que malgré tout, malgré qu’on m’ait arraché à toi, cette racine, et ce pour des raisons qui ne sont pas les miennes, je t’aimais quand même. Je crois bien ne te l’avoir jamais dis, alors encore tremblante je te le dis.

Parce que dire Adieu c’est dur lorsque l’on a jamais dis je t’aime et que nous n’aurons plus jamais aucune autre chance.

Tu sais Grany, hier j’ai eu terriblement honte, que toutes ces larmes aient coulé sur mes joues. Honte que ma peine soit si visible aux yeux de ma tante et de ma cousine pour qui tu étais si présente. J’ai vu leur peine, j’ai vu leur souffrance, et j’aurais aimé être plus forte pour les épauler. Vous aviez ce lien si fort entre vous, forgé depuis des années, c’était si beau de vous voir. Quand je t’ai rencontré je n’ai pas su y trouver ma place, je n’ai pas su où me glisser dans ce maillage d’amour entre vous. Et je sais que tu as eu le même problème de mon côté. Nous étions tout près mais sur des voies différentes. Comme deux trains qui ne se croisent jamais.

Je te demande pardon du plus profond de mon coeur, quand je me suis émancipée de ce carcan familial de ne pas avoir essayé de me rapprocher. Je pensais avoir le temps… d’avoir enfin des photos avec toi.  Ma consolation est de savoir que sur ton chemin tu as aussi croisé Ludivine et Anthony et qu’ils sont devenus des petits enfants très présents dans ta vie, là ou nous étions absents. Merci à vous 💛

Les liens du coeur réchauffent les liens du sang absents.

Je suis trempée de larmes, mais je dois encore te dire merci. Merci d’être une racine de ma vie, merci d’avoir donné la vie à ma mère, qui par la suite me l’a offerte. Merci d’avoir compris que ce n’était pas ma faute si tu n’étais pas dans ma vie. Merci de m’avoir appris à dégraisser une casserole quand tu m’as gardé chez mes grands parents. Merci de nous avoir appris avec Paul lors d’une après midi volée a regarder les plantes et à leur parler. Merci.

Les mots me manquent maintenant, peut être que les maux deviennent trop grands.

Je vous écris tout cela parce que je ne sais faire que ça écrire. Je vous écris tout cela pour que vous preniez soin de vos grands parents, notamment. Mais surtout que vous essayiez malgré les difficultés malgré la vie, de prendre soin les uns des autres, malgré le travail, malgré les contrariétés de prendre des nouvelles de vos proches, de vos familles, de vos amis.

Je vous écris pour que quelque soit votre situation familiale, les rancoeurs des autres ne sont pas les vôtres, tentez de les dépasser. Je sais que c’est terriblement durs, la preuve j’en ai fait l’erreur. Mais justement qu’elle vous serve, que le fait que je ne puisse jamais retourner en arrière vous serve à aller de l’avant, à reconstruire ces liens que d’autres ont brisés pour vous. Le temps passe trop vite pour en perdre profitez de chaque instant, pour retisser les liens.

Je vous aime fort les nénuflows. Merci d’être là, d’avoir lu ses mots. Merci de les comprendre, sans jugement.

Merci a ma tante et à ma cousine, qui m’ont énormément épaulé dans ce deuil, alors que je me sentais terriblement coupable d’exposer ma peine. Merci d’avoir compris tous les regards, les non dit et tout ce que je n’ai pas su vous dire. Peut être que mes silences vous les comprendrez ici.

<3 A très vite je pars tisser des liens

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32 Comments

  • Je suis fier de toi mon Ange, que tu aies réussi à écrire cet article sans t’arrêter, que tu réussisses a mettre des mots sur ces peines qui sont si profondes qu’elles détruisent et emportent tout sur leur passage, je suis fier que tu aies eu la volonté de traverser la France pour lui rendre un dernier hommage, réuni avec ta famille pour lui dire ensemble au revoir…
    Tu m’éblouis une fois encore par ton courage, ta détermination et ta capacité à poser des mots sur les maux.
    je t’aime mon Ange

  • Ton texte est magnifique Amélia. Je pense que Grany doit être fière de toi. La question n’est pas de savoir s’il faut avoir honte d’éprouver de la culpabilité dans ce genre de situations mais d’être lucide et sincère. Ce texte est plein d’amour, de regrets aussi, mais l’amour estompe le reste et laisse place à une petite fille qui n’a pas eu le choix et qui veut à sa façon dire au revoir. J’ai une famille complètement décousue aussi, j’en souffre beaucoup. Je n’ai pas de présence paternelle depuis que j’ai soufflé ma première bougie, tout comme toi, c’est une de mes grands-mères qui m’a aidée à me construire … Tout tes mots me touchent profondément, la seule chose que j’aurais envie de te dire : surtout ne culpabilise pas, vraiment … Personne n’est parfait, vraiment pas… Gros bisous.

  • Je comprends mieux à la lecture de ce texte… les relations familiale sont souvent compliquées… c’est dommage mais comme tu le dis si bien on ne choisit pas sa famille on la subit… je ne connaissais pas la fin de l’expression et pourtant c’est tout à fait ça que je vis aussi! J’ai un peu l’impression d’être comme ta mère avec la mienne… et j’imagine mal lui présenter mes enfants… enfin quand j’en aurais! D’ici là on verra où nous en sommes. Prend bien soin de toi petite Amélia et ne regrette pas ce nom il te va si bien! Je suis sûr que ta Grany le pensait aussi 🙂 <3

  • C’est très très très triste mais très très très jolie.

    Moi je n’arrivais pas à dire aux gens que je les aimais avant et maintenant que j’y arrive facilement et que je le fais et que je veux passer du temps avec, les gens ont peur je crois car ils n’ont pas l’habitude et je me retrouve avec les regrets inverses de toi, alors ce n’est pas facile les relations avec n’importe qui et n’importe comment que ça se passe je crois et c’est le triste.

    Ne te sens pas coupable, surtout que dans le cas à toi tu n’es pas la responsable de la situation.

    Courage Amélia on te soutiens fort ❤

  • Décidément, à chaque fois que je viens sur ton blog j’en repars en pleurant… Tu es très touchante Amélia, ta plume est touchante, émouvante et sincère.
    Je comprends ce que tu peux ressentir, du moins je pense. J’espère que tu arriveras à surmonter tout cela, vraiment.

    Bisous, une lectrice peu assidue mais un peu quand même <3

    • Ahah c’est peut être parce que tu viens toujours quand c’est des articles de fond et non pas des articles futiles comme le plus souvent. Mais je suis quand meme désolée de te faire pleurer à chaque fois ! Je te remercie infiniment de tes jolis mots, je suis toujours étonnée du plaisir que vous pouvez avoir à me lire, et profondément touchée aussi. Avec des nenuflows aussi chouette que vous c’est sur que j’y arriverais !

  • C’est touchant, l’écriture est belle, et le sujet… très parlant =)
    Chaque famille a ses petites ou grandes fissures, son lot de coins sombres et de fantômes dans le placard… Ce qui est beau ici c’est que tu transformes ton émotion, tes maux en leçon de vie =)
    Elle résonne tout particulièrement en moi aujourd’hui, car expatriée je n’ai pas vu ma grand-mère depuis trois ans, et ma maman m’a envoyé un message ce matin pour me dire qu’elle a été hospitalisée hier soir… Emportée dans ma journée de boulot je n’ai pas pris le temps de lui répondre… Mon boulot, l’échappatoire pour oublier le manque, l’excuse parfaite pour le déni… Je rentre « au pays » dans deux petits mois et j’espère très égoïstement qu’elle « m’attendra », avant d’aller rejoindre mon grand-père qui s’est envolé il y a quelques années… Je ne crois pas en grand chose, mais j’aime à croire que parfois certaines choses n’arrivent pas par hasard. Ton article est un beau rappel, il tombe à pic, merci =)

    • merci Emilie de tes gentils compliments mais surtout merci de t’être toi aussi confiée à moi. Les émotions nous donnent des leçons de vie et je pense important de les transmettre, aussi il faut un but a ce blog aussi autre que les petites futilités à paillettes. Les failles c’est ce qui nous rend plus fort. Je prie fort fort pour que ta mamy t’attende et que l’hospitalisation ne soit pas grave, je ne crois pas en grand chose non plus si ce n’est en la force de l’amour. Le déni nous emporte souvent, cette force plus forte que nous viscéralement, ça nous dépasse au fond. Mais rien que de t’en rendre compte c’est déja un grand pas. Je t’embrasse fort

  • Quelques larmes encore ce soir en lisant ton blog. J’aurais tellement de choses à te dire je comprends tellement de choses en lisant ces lignes je te découvre un peu plus et tu me touches en plein cœur encore une fois. Merci d’exister Amélia merci d’être toi avec toute cette sensibilité et cette fragilité qui te rendent si belle et si forte.

    Je pense beaucoup à toi ❤️

    • Merci Zoé, comme toujours tu me touches en plein <3. Merci de ton soutien sans faille, de ta gentillesse, merci d'être à nos cotés pour les joies comme pour les peines. Et merci de lire mes interminables récits aussi !

    • Merci Zoé pour tes mots ici et ailleurs. Je suis très touchée de te toucher autant et je t’embrasse fort, et promis malgré la douleur que fait au quotidien je vais tenter de rester encore aussi sensible

  • Je suis bouleversée par tes mots Amélia, par leur justesse, par leur force. J’ai la gorge nouée et je te souhaite bien du courage, de la persévérance et de l’amour pour aller tisser ces liens. Je garde pour ma part tes mots dans un coin de ma tête.

    • Merci Romane. Merci du fond du coeur. Sincèrement je ne pensais jamais avoir le courage d’écrire tout ça et parfois on se surprend à se libérer d’un poids. Merci d’être là

  • Merci Amélia pour cette sensibilité et ce texte très touchant.
    J’ai eu la chance de connaître tout mes grands parents et je sais à quel point cette relation est importante. Aujourd’hui maman, je met un point d’honneur à ce que ma fille partage le plus de moment possible avec ces grands parents, mettant entre parenthèse les agacements et autre rancoeurs pour lui laisser tisser ces liens innocemment aussi longtemps que possible.
    Aucune famille n’est parfait malgré les apparences et nous devons apprendre a grandir et se construire malgré les secrets et non dits… ils font malheureusement partit de la vie.

  • Merci Amélia pour ce texte magnifique, ce texte si touchant et empreint de sincérité.
    Ce que tu écris juste au-dessus, je n’y aie pas été indifférence car finalement tu sais, moi aussi je n’aie pas connu un de mes grand-parents. Jamais. Pour des histoires de famille. Et maintenant, même si je le voulais, c’est trop tard. Le temps est passé, et il est parti. Tu sais, même à 16 ans, même si à cet âge là on pense qu’on peut changer le monde, on ne comprend finalement pas grand chose. On découvre tout ce qui nous entoure. Toutes les histoires des “grandes personnes” aussi. Et ça fait mal. Même à 16 ans et même si on ne se rend pas vraiment compte de tout. Je pense qu’on ne se rend pas compte de grand chose à cet âge là. Et surtout pas du temps qui passe, et de sa vitesse. Cette année je ne verrai pas ma famille, mes amis, tout ce que je connais. Je passe une année à l’étranger et j’ai conscience de la chance que j’ai, mais il faut bien le dire, ce n’est pas tout le temps facile. Surtout au début. Particulièrement quand je pense à ma grand-mère paternelle qui est âgée et qui m’est si importante. Ici, dans cette nouvelle vie, j’essaie de profiter de tout, de tout essayer, d’oublier mes préjugés. Je laisse les gens que je connais pour en découvrir d’autres. Je pense souvent à ma grand-mère. Je lui demande de m’attendre secrètement. Et je suis triste, oui, de mettre dit que j’aurai le temps, quand je serai plus grande, de rencontrer ce grand-père inconnu.
    J’espère ne pas t’avoir trop ennuyée. Je voulais simplement te dire que ton article m’a énormément touché et que je pense fort fort à toi ♥
    Passe une belle journée,
    Eléa

      • C’est Amélia (bug dans la plateforme) Merci à toi de ton récit et je te souhaite énormément de courage pour ton année à l’étranger qui certes est une énorme opportunité mais aussi une challenge quotidien. Tu reviendras vite, et tes prières à ta grand mère pour qu’elle t’attende elle les entends je n’en doute pas une seule seconde, elle est toujours près de toi. Merci d’avoir pris le temps de m’écrire, de nous écrire, et de rendre aussi je l’espère ton coeur un peu plus léger. Tu sais a n’importe quel âge on croit qu’on a le temps, ne te blâme pas <3 a très vite, gros câlin virtuel et des millions de bisous nénuphar

  • Tu m’as mis la larme à l’œil. Je n’ai qu’une envie, être près de ma mamie, mon seul grand-parent qui me reste… mais pour encore combien de temps…
    Je te fais des milliers de bisous

    • Merci ma jolie Aurélie. Tu va vite la voir j’en suis sure et encore plus avec les fêtes de fin d’année ! Je t’envoie tout plein d’amour et je file profiter de mes mamies <3

  • Cela ne m’était jamais arrivé de pleurer devant un texte…. C’est fait…. Tu es très touchante, Amélia, et sache que nous sommes tous avec toi dans ce moment triste. J’ai envie de te faire un gros câlin pour te réconforter, essaie de le sentir …
    Je t’embrasse fort et courage ma belle…

    • Merci Capucine pour tes mots, Merci du fond du coeur. Je suis navrée de t’avoir fait pleurer cependant, mais je suis très touchée que le texte t’ai plu. et ne t’en fais pas je sens très fort les câlins !

  • Quel courage !
    Je trouve cela sympa de partager un peu de ta vie car on a tendance à croire que tout est beau et magnifique dans la vie des grands Blogueurs et cela rappelle que la vie ne fait de cadeau à personne !
    Profites bien de ta jeunesse et je suis sure que ta grand mère veille sur toi !
    bonne journée

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